26.05.2009

Nucléaire iranien : fin de non-recevoir aux Occidentaux

 Enfin un article court qui donne la seule clé pour comprendre l'alternative qui seule existe : tout le reste n'est que spéculations sans intérêt.

Il est dommage que la citation finale ait été tronquée : avec négociations et  (précises et annoncées à l'avance) il faut aussi ajouter : calendrier précis et objectifs à atteindre.

Mais on ne peut pas tout attendre d'un ...re-writer.

A voir les réactions internationales à l'initiative nucléaire nord-coréenne, on peut voir que les Iraniens n'ont pas à avoir trop de soucis...

 

 

 
2    27 mai 2009  

 




REJET définitif, posture électorale ? Les propos tenus lundi 25 mai par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, à des journalistes, ont mis en évidence la fragilité du processus multilatéral auquel les Etats-Unis ont accepté, en avril, de se joindre pour tenter de résoudre la crise du nucléaire iranien.

Interrogé sur la proposition de " double gel " mise en avant par les grandes puissances (gel de l'enrichissement d'uranium contre gel de nouvelles sanctions à l'ONU), le dirigeant radical iranien a balayé l'offre présentée par le groupe de pays " 5+1 " (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France, Allemagne). " Nos discussions - avec les grandes puissances - ne se placeront que dans le cadre d'une coopération pour gérer les questions mondiales et rien d'autre ", a dit M. Ahmadinejad. " La question nucléaire est pour nous terminée. A partir de maintenant nous poursuivrons notre chemin dans le cadre de l'agence ", a-t-il ajouté, en désignant l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Ces commentaires semblaient constituer une fin de non-recevoir à la proposition de rencontre formulée le 8 avril par les " 5+1 ", qui s'étaient dit prêts à relancer les discussions avec l'Iran.

 

" GESTION COLLECTIVE "

L'administration Obama avait alors affirmé son attachement au format " 5+1 ", et annoncé que dorénavant les Etats-Unis y participeraient pleinement.

Les capitales occidentales sont restées silencieuses, lundi, après la sortie de M. Ahmadinejad, apparemment soucieuses d'en relativiser la portée dans le contexte électoral iranien. Mais selon un haut responsable français, cet épisode va confirmer que la résolution du contentieux nucléaire " n'avance pas beaucoup ".

M. Obama a signifié ce mois-ci que les discussions avec l'Iran ne pourraient pas s'éterniser, soucieux de l'empêcher de jouer la montre en poursuivant ses travaux nucléaires. Après une rencontre à Washington avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, il a fixé un calendrier : jusqu'à la fin de l'année.

Côté officiel français, où la préférence va à une politique de fermeté face à l'Iran, on indiquait lundi qu'" il ne faut pas attendre trop de choses " de cette échéance électorale, où s'affrontent différents courants, certains critiquant la gestion du dossier nucléaire par M. Ahmadinejad. " Le régime iranien a une habitude de gestion collective. Il ne faut pas tomber dans un jeu désignant un gentil et un méchant ", commente un haut responsable français, en allusion au rôle d'arbitre joué par le guide suprême iranien, Ali Khamenei, sur les questions stratégiques.

Les discussions se poursuivent pendant ce temps, entre les capitales occidentales, sur la politique de sanctions qui pourrait être déployée en cas d'échec des ouvertures américaines à l'Iran. Les dernières sanctions votées à l'ONU remontent à mars 2008. En dépit des propos de M. Ahmadinejad, le format " 5+1 " sera préservé par Washington, estime un haut responsable français. " Pour une raison simple : la seule solution qui ne soit pas la guerre, c'est la négociation, et pour qu'il y ait négociation, il faut des pressions, donc des sanctions, qui doivent être universelles. On a besoin des Chinois et des Russes. "

Natalie Nougayrède

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