26.04.2009

Iran: Ahmadinejad opère une légère inflexion sur la reconnaissance d'Israël

 

Par AFP, publié le 26/04/2009 à 21:23 - mis à jour le 26/04/2009 à 21:26

WASHINGTON - Le président ultra conservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a opéré une légère inflexion dans son discours contre Israël dimanche en affirmant qu'il n'empêcherait pas les Palestiniens de reconnaître l'Etat juif dans le cadre d'une solution à "deux Etats".

"Quelle que soit la décision qu'ils prennent, c'est d'accord pour nous, nous n'allons pas l'empêcher, quelle que soit la décision qu'ils prennent, nous la soutiendrons", a-t-il expliqué dans un entretien avec la chaîne américaine ABC, sous-entendant que, si les Palestiniens reconnaissaient Israël, Téhéran se plierait à leur décision.

"Pour nous, il s'agit d'un droit pour le peuple palestinien et nous espérons que les autres pays le pensent aussi", a-t-il ajouté, sans préciser ce qu'il entendait par "peuple palestinien".

Pour le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a autorité sur ces sujets, le sort de la Palestine doit être réglé par un référendum incluant tous les Palestiniens, y compris ceux qui ont quitté leur terre après la création d'Israël et excluant ceux qui n'y vivaient pas encore avant cette création, c'est à dire la majorité des Israéliens.

Mais, tout en laissant entendre que c'était aux Palestiniens de décider du sort d'Israël, le président iranien, qui a dit plusieurs fois qu'il souhaitait voir l'Etat juif "rayé de la carte", est resté fidèle à son discours.

A propos de sa diatribe contre le "gouvernement raciste" établi en Israël après la Seconde guerre mondiale, lors d'une Conférence de l'ONU à Genève la semaine dernière, il a rappelé que celle-ci avait été "organisée pour combattre le racisme".

"Pour moi, le régime sioniste est une manifestation du racisme", a-t-il répété, en critiquant Barack Obama qui a qualifié la semaine dernière ses déclarations d'"épouvantables". Le président américain "a le droit d'avoir son opinion", a répondu M. Ahmadinejad sur ABC.

Les propos à Genève de M. Ahmadinejad avaient provoqué un tollé occidental et, pour les Etats-Unis, ils posaient la question du bien-fondé du dialogue que M. Obama veut renouer avec l'Iran après 30 années d'animosité.

Dans une démarche historique, le président américain a envoyé en mars un message aux Iraniens, s'adressant directement à leurs dirigeants appelant à dépasser 30 ans de froid glacial entre les deux pays.

Pour Washington, il s'agit en premier lieu de s'assurer que la République islamique ne fabrique pas la bombe atomique. Israël se croit le premier visé si l'Iran avait l'arme nucléaire, mais Téhéran assure que ses activités nucléaires sont purement civiles.

Mais si Téhéran a répondu favorablement à un appel des grandes puissances à la reprise du dialogue sur ces activités, il a aussi affirmé qu'il les poursuivrait.

Le président américain "nous a envoyé un message d'amitié mais dans le communiqué rédigé par les 5 + 1, il y avait de l'hostilité", a-t-il dit dimanche, en référence à la demande des cinq membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne d'une reprise des négociations.

"Les relations entre l'Iran et les Etats-Unis dépendent des décisions prises par l'administration américaine" sur ce terrain, a-t-il laissé prévenu.

M. Ahmadinejad a exigé dimanche "un cadre clair" pour un éventuel dialogue avec les Etats-Unis. "L'ordre du jour doit être clair", a-t-il insisté.

"Nous sommes toujours prêts à discuter", a assuré M. Ahmadinejad, dont le mandat présidentiel est remis en jeu le 12 juin.

24.04.2009

Nominations

 Caroline DUMAS, qui était directeur adjoint d’Afrique et de l’Océan Indien au Ministère des Affaires étrangères, devient ambassadeur en Islande.

Philippe DELACROIX, premier conseiller, secrétaire général de la présidence à la représentation permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies à New York, pourrait être nommé ambassadeur aux îles Seychelles.

 

Sylvain ITTE, conseiller des affaires étrangères, ancien collaborateur de Pierre JOXE et Charles JOSSELIN, consul général à Sao Paulo.

Pierre FOURNIER, consul général à Pondichéry et Chennai.

 

Hervé MAGRO, consul général à Istanbul

 

Denis BARBET, consul général à Naples.

 

Antoine MICHON, secrétaire d'ambassade de 1ère classe à Washington, consul au Cap.

 

Hélène LE GAL, consule générale à Québec.

 

Hugues NORDI, conseiller d'ambassade de 2ème classe à San Salvador, consul général à Düsseldorf.

 

Jean-Louis SORIANO, consul général à Oran.

 

Philippe JANVIER-KAMIYAMA, nommé consul général à Osaka et Kobe.

 

Jean-Pierre MONTAGNE, consul général à Fès.

 

Valérie BARABAN, conseillère technique au cabinet de Rama YADE, secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme.

 

Christian MASSET, président du conseil d'administration de « France coopération internationale ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caroline DUMAS

 

 

, qui était directeur adjoint d’Afrique et de l’Océan Indien au Ministère des Affaires

étrangères, devient ambassadeur en Islande.

Philippe DELACROIX,

 

 

premier conseiller, secrétaire général de la présidence à la représentation

permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies à New York, pourrait être nommé

ambassadeur aux îles Seychelles.

Sylvain ITTE,

 

 

conseiller des affaires étrangères, ancien collaborateur de Pierre JOXE et Charles

JOSSELIN, consul général à Sao Paulo.

Pierre FOURNIER

 

 

, consul général à Pondichéry et Chennai.

Hervé MAGRO

 

 

, consul général à Istanbul.

Denis BARBET

 

 

, consul général à Naples.

Antoine MICHON

 

 

, secrétaire d'ambassade de 1ère

classe à Washington, consul au Cap.

Hélène LE GAL

 

 

, consule générale à Québec.

Hugues NORDI

 

 

, conseiller d'ambassade de 2ème

classe à San Salvador, consul général à Düsseldorf.

Jean-Louis SORIANO

 

 

, consul général à Oran.

Philippe JANVIER-KAMIYAMA

 

 

, nommé consul général à Osaka et Kobe.

Jean-Pierre MONTAGNE

 

 

, consul général à Fès.

Valérie BARABAN

 

 

, conseillère technique au cabinet de Rama YADE, secrétaire d’Etat chargée des

Affaires étrangères et des Droits de l’Homme.

Christian MASSET

 

 

, président du conseil d'administration de « France coopération internationale ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caroline DUMAS

 

 

, qui était directeur adjoint d’Afrique et de l’Océan Indien au Ministère des Affaires

étrangères, devient ambassadeur en Islande.

Philippe DELACROIX,

 

 

premier conseiller, secrétaire général de la présidence à la représentation

permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies à New York, pourrait être nommé

ambassadeur aux îles Seychelles.

Sylvain ITTE,

 

 

conseiller des affaires étrangères, ancien collaborateur de Pierre JOXE et Charles

JOSSELIN, consul général à Sao Paulo.

Pierre FOURNIER

 

 

, consul général à Pondichéry et Chennai.

Hervé MAGRO

 

 

, consul général à Istanbul.

Denis BARBET

 

 

, consul général à Naples.

Antoine MICHON

 

 

, secrétaire d'ambassade de 1ère classe à Washington, consul au Cap.

Hélène LE GAL

 

 

, consule générale à Québec.

Hugues NORDI

 

 

, conseiller d'ambassade de 2ème classe à San Salvador, consul général à Düsseldorf.

Jean-Louis SORIANO

 

 

, consul général à Oran.

Philippe JANVIER-KAMIYAMA

 

 

, nommé consul général à Osaka et Kobe.

Jean-Pierre MONTAGNE

 

 

, consul général à Fès.

Valérie BARABAN

 

 

, conseillère technique au cabinet de Rama YADE, secrétaire d’Ett chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme.

Christian MASSET

 

 

, président du conseil d'administration de « France coopération internationale ».

19.04.2009

« Engagements » des élus et contrôle démocratique des socialistes.

 

Contribution à lAssemblée Générale des sections dAmiens du Parti Socialiste du mardi 28 avril.

 

Notre Parti Socialiste présente aux électeurs un programme et des candidats à loccasion des échéances électorales. Dans la mesure où nous sommes une organisation politique au service de la transformation sociale en faveur des salariés, nous avons à opérer une intervention combinée tant sur le plan des luttes ouvrières et démocratiques que sur le plan institutionnel des élections diverses. Notre fonctionnement interne, comme le contrôle des élus au regard des engagements sont censés améliorer nos performances à proposer : des combats incarnant des idées et des compétences de gestion et dorganisation au service du peuple de gauche, plutôt que doffrir en dévoiement des aspirations populaires, des stratégies carriéristes répondant à des appétits individualistes et des intérêts au demeurant classiquement bureaucratiques. Régulièrement nous sommes sanctionnés par notre électorat dans les urnes, et peut-être demain dans les rues pour ne pas être à la hauteur des aspirations sociales, pour ne pas être aussi fidèles aux intérêts des salariés que la droite et capable dêtre fidèle au patronat, à la bourgeoisie !

Cependant, lhistoire sociale, notre expérience politique nous fondent à exprimer que quelque soit « nos » élus, les salariés ont dabord à compter sur leurs mobilisations pour obtenir des avancées concrètes en toutes matières : salariale, de résorption de la précarité, de réduction du temps de travail ou damélioration des conditions de travail. Plus généralement, les salariés, pour la défense et la promotion de leurs intérêts moraux et matériels se doivent dagir en conscience que seul vaut le rapport de force pour progresser socialement en imposant une autre répartition des richesses.

Cela renvoi, bien sûr, à la nature objective de la situation salariale qui est la subordination, et aussi, à la nature subjective dune lutte, autrement dit à lintérêt direct à militer en faveur de lamélioration de sa condition. Notons ensemble au passage, que jamais les employeurs nestiment que leur intérêt soit daugmenter la masse salariale.

Si lhomme est le produit de lhistoire en même temps il produit aussi celle-ci, cest par des augmentations de salaires que la consommation peut être relancée et par là, les carnets de commandes des entreprises, lessentiel dune perspective de sortie de la crise économique se résume ainsi. Sarkozy tourne le dos à cette solution tout attaché quil est à préserver les profits capitalistes. Que ne serions-nous pas bien plus utiles à notre classe que de porter le fer en faveur des augmentations massives des salaires justement en temps de crise.

Localement, pouvons-nous remercier chaleureusement nos premiers responsables du parti de combattre la crise concrètement, en bataillant ardemment en faveur des hausses de salaires, en particulier lorsque se tend un micro ou souvre une tribune dans la presse écrite locale ?

Attention camarades à ne pas résumer notre action politique à la gestion, par quelques uns, des affaires administratives locales, toutes importantes quelles soient. Nos élus sont des « contractuels » absolument incertains de perdurer dans leurs sièges !

Evidemment nos collectivités, à budget constant, ne peuvent pas pleinement répondre immédiatement à toutes les demandes damélioration des rémunérations et à toutes les demandes demploi qui arrivent entre autres à lHôtel de Ville en cette période daugmentation du chômage de masse. Le problème est plus global, cest celui de la répartition des richesses et du développement du service public qui exige un vaste mouvement densemble pour imposer dautres choix que la satisfaction des appétits de profits des actionnaires et des patrons.

Pour autant, nous, socialistes si nous voulons « aider » la municipalité actuelle par exemple, à mieux répondre aux aspirations légitimes de la population, nous devront classiquement nous engager  au cœur des mouvements sociaux plutôt que de sen défier. Nos élus ont leur part de responsabilité pour susciter, encourager, soutenir les mobilisations démocratiques en lien avec le parti. Les élus pourraient être en quelque sorte la vitrine au service du parti et de son programme ; aujourdhui, avec des élus à la tête du parti, saurons-nous éviter que le parti ne soit que la vitrine au service des élus voire de leurs problématiques personnelles ?

Comme les progrès sociaux dépendent des prises de conscience populaires et des mobilisations citoyennes, lavenir du parti socialiste à Amiens comme au-delà sera fonction de la politisation de ses adhérents, de sa capacité à accueillir les salariés en lutte pour pleinement soffrir en outil de combat et ouvrir de nouvelles perspectives programmatique nécessairement radicales pour être porteuse despoir et nourrir les mobilisations de masse.

Là est la bonne complémentarité à entendre et développer entre les militants et les élus. Espérons de la sorte éviter trop de désillusions qui viendraient de déceptions au regard dune gestion appréciée en contradiction avec les idées affichées, les engagements de campagne, et dun fonctionnement de notre parti qui sapparenterait plus à un outil commercial au profit de camarades dont limage relèveraient davantage du notable que du militant lutte de classe !

Il ny aura pas de révélation sociale locale, il peut y avoir une construction militante qui progressera de sa capacité à se nourrir de ses contradictions et difficultés, chacun dans ses responsabilités et ses interactions participant dun mouvement plus global.

René Prévéral.

Secrétaire de la Section Jean Jaurès.

18.04.2009

Roxana Saberi : prisonnière ou otage ?

Par Delphine Minoui le 18 avril 2009 22h09 |

Rien qu'à lire la nouvelle, ça donne la chair de poule...

Le verdict du tribunal vient de tomber. Roxana Saberi, la journaliste irano-américaine, accusée d'espionnage au profit de l'Amérique, vient d'être condamnée à 8 ans de prison !

Son procès, qui n'a duré qu'une journée, s'était ouvert lundi.

roxana_saberi.jpg

 D'après le père de la jeune reporter de 31 ans, elle aurait été forcée de passer à de faux aveux contre la promesse, non tenue, d'être libérée.

 

« Roxana nous a dit que tout ce qu'elle avait avoué n'était pas vrai, mais qu'elle avait été intimidée et qu'on lui avait dit que si elle coopérait elle serait libérée», dit-il.

 

Difficile d'y voir clair dans cet imbroglio dont l'enjeu semble dépasser les accusations avancées. 

D'après mes discussions avec son entourage et les connaisseurs de l'Iran, voici quatre hypothèses pouvant expliquer sa détention :

- Roxana rendait, peut-être, de discrets services aux renseignements américains, et personne n'était au courant. Mais ses amis ont du mal à croire à un tel scénario.

- Lors de ses reportages, Roxana a été appelée à interviewer, comme tout autre journaliste, des personnalités politiques, mais aussi des opposants iraniens et des diplomates étrangers. Le matériel qu'elle avait récemment rassemblé n'avait pas fait l'objet de publication ou de diffusion immédiate (dans la mesure où elle travaillait, semble-t-il, sur un livre). De quoi soulever des soupçons du côté des Iraniens, qui commencèrent à s'interroger sur les objectifs de ses interviews.

- Roxana est l'otage d'un contexte qui la dépasse. Certains suggèrent que sa condamnation reflète la volonté d'une faction politique radicale de saboter la possibilité d'un rapprochement irano-américain, à l'heure de la main tendue d'Obama.

- La journaliste pourrait être l'objet d'un marchandage iranien visant à obtenir la libération des 3 diplomates iraniens arrêtés par les Américains en Irak, et toujours détenus, contre sa propre libération.

http://blog.lefigaro.fr/iran/2009/04/roxana-saberi-prison...

16.04.2009

Nominations


Jean-François MONTEILS, Conseiller pour la réforme de l’Etat et la fonction publique, est nommé
conseiller pour le développement durable, la recherche et l’industrie au cabinet du Premier ministre.

Clément LECUIVRE est nommé conseiller technique (budget) au cabinet du Premier ministre.

Didier HOFFSCHIR est nommé conseiller technique (enseignement supérieur et recherche) au
cabinet du Premier ministre.

Elodie VANDENHENDE est nommée conseillère technique au cabinet de la ministre l’économie, de
l’industrie et de l’emploi.

Jean-Christophe PEAUCELLE, quittera son poste de conseiller diplomatique au cabinet du Ministre
de l’immigration, à la date du 30 avril 2009.

Pierre BEDIER, ancien ministre, député, chargé d’une mission temporaire auprès du ministre de
l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, depuis le 15
octobre 2008 a vu sa mission prolongée par le Premier Ministre. Il devrait donc être remplacé par sa
suppléante à l’Assemblée nationale.

Paul ORTHOLAN, secrétaire général chargé de la préparation de la conférence des ambassadeurs.

Claudie HAIGNERÉ, ancien ministre et astronaute, présidente de la Cité des sciences et de
l’industrie.

Serge TOMASI, conseiller financier pour l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique australe et l’Océan indien, est
nommé directeur de l’économie globale et des stratégies du développement au MAE.

Béatrice ANGRAND, est nommée Secrétaire générale de l’Office franco-allemand pour la jeunesse.

Nicolas TENZER prend la présidence de l’association Initiative pour le développement de l’expertise
française à l’international et en Europe (Idefie)

13.04.2009

Ahmadinejad versus Moussavi : la guerre des sondages.

D'après un sondage mené par l'agence de presse iranienne ILNA auprès de la classe ouvrière, et cité par le site Internet iranien Roozoline, le candidat Mir Hossein Moussavi aurait des points d'avance sur son principal rival Mahmoud Ahmadinejad (52% contre 36% des voix)...


moussavi photo.jpgA deux mois, jour pour jour, des élections (elles auront lieu le 12 juin prochain), il est bien évidemment trop tôt pour faire des pronostics fiables. Rappelez-vous. En 1997, le réformateur Mohammad Khatami l'emporta haut la main à la surprise générale. Et en 2005, les plus grands spécialistes de l'Iran n'auraient jamais imaginé assister à un ballotage, au premier tour, entre Ahmadinejad et Rafsandjani, suivi d'une victoire d'Ahmadinejad...


Mir Hossein Moussavi n'est pas très connu de la nouvelle génération (70 % des Iraniens ont moins de 30 ans). Mais, à son avantage, il est parfaitement intégré dans les cercles de pouvoir. Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei le connait bien (certains disent qu'il pourrait même le soutenir).

 

Moussavi occupa le poste de Premier Ministre - un poste qui n'existe plus - de 1981 à 1988, à l'époque où ce dernier se trouvait être le Président de la République islamique d'Iran. Moussavi fait donc partie du système. Aux yeux des ultras du régime, il ne le met pas en danger (à l'inverse de Khatami, accusé par les défenseurs d'une ligne conservatrice d'avoir tenté de trop ouvrir les vannes du pays - et qui vient d'ailleurs récemment de retirer sa candidature...). Il est également membre du puissant Conseil de discernement et du Haut Conseil pour la révolution culturelle.


En même temps, son programme électoral tranche avec la politique d'Ahmadinejad. Lors de sa première conférence de presse, qui s'est tenue il y a une semaine, il s'est montré intransigeant sur la question du nucléaire (un sujet qui reste fédérateur dans la classe politique). Mais il ne s'est pas gêné pour critiquer la politique « extrémiste » et les discours jusqu'au-boutistes de son rival.

« L'extrémisme nous a infligé de gros dégâts. Nous devons travailler pour gagner la confiance à l'échelle internationale », a-t-il déclaré. Quid de possibles négociations avec le président américain Barak Obama ? « Nous sommes en train d'étudier les changements prônés par M. Obama. Si le changement est à l'oeuvre, nous négocierons, sinon, non" », a-t-il fait comprendre.

08.04.2009

Les Six invitent l'Iran à discuter de son programme nucléaire

 

Par Reuters, publié le 08/04/2009 à 21:44

LONDRES - Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne annoncent leur intention d'inviter l'Iran à des discussions sur son programme nucléaire auxquelles les Etats-Unis participeront "pleinement".

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne annoncent leur intention d'inviter l'Iran à des discussions sur son programme nucléaire auxquelles les Etats-Unis participeront "pleinement". "Nous croyons évidemment que mener une politique d'engagement prudent avec l'Iran sur une série de questions qui touchent à nos intérêts et aux intérêts du monde fait sens", a expliqué la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. (Reuters/Jonathan Ernst)

Cette volonté de l'administration Obama, confirmée par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, marque un changement radical par rapport à la politique suivie par George Bush, qui avait classé l'Iran sur son "Axe du mal".

"Nous croyons évidemment que mener une politique d'engagement prudent avec l'Iran sur une série de questions qui touchent à nos intérêts et aux intérêts du monde fait sens", a-t-elle expliqué, ajoutant qu'il n'y avait "rien de plus important que de chercher à convaincre l'Iran de stopper ses efforts en vue de se doter de l'arme nucléaire".

Dans un communiqué diffusé à Londres, Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne chargent Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, d'organiser une rencontre avec l'Iran "afin que nous puissions trouver ensemble une solution à cette question cruciale".

"Nous invitons fermement l'Iran à tirer parti de cette opportunité pour entamer sérieusement le dialogue avec chacun d'entre nous dans un climat de respect mutuel", ajoutent les Six.

 

Aucune réaction n'est venue d'Iran mais à en croire un diplomate occidental, ces discussions pourraient avoir lieu dans les toutes prochaines semaines.

A Ispahan, le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré qu'il annoncerait jeudi "une bonne nouvelle" dans le domaine nucléaire au "distingué peuple iranien". On s'attend que le chef de l'Etat iranien annonce, à l'occasion de la "journée nationale du nucléaire", le 9 avril, que Téhéran maîtrise le dernier stade de la production du combustible nucléaire.

"CE QUI EST DIFFÉRENT..."

Sans parvenir à dissiper les soupçons des puissances occidentales, la République islamique affirme que son programme nucléaire est exclusivement à usage civil. La poursuite de ses activités d'enrichissement d'uranium lui a valu trois trains de sanctions internationales.

Prenant le contre-pied de son prédécesseur George Bush, Barack Obama a proposé de donner un "nouveau départ" aux relations américano-iraniennes pour mettre fin à 30 ans d'hostilité.

Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne ont "chaleureusement salué la nouvelle position américaine à l'égard de l'Iran", disent-ils dans le communiqué de mercredi.

Les Six ont en outre réitéré leur "double approche" du dossier nucléaire iranien, qui mêle mesures incitatives et menaces de nouvelles sanctions. Mais leur communiqué est nettement plus conciliant que par le passé.

"Ce qui est différent, c'est que les Etats-Unis se joindront désormais aux discussions avec les Iraniens", a expliqué un porte-parole du département américain d'Etat.

Jusqu'au changement d'administration à Washington, les Etats-Unis excluaient toute discussion avec Téhéran tant que la République islamique n'aurait pas renoncé à son programme d'enrichissement de l'uranium.

Cette politique avait connu une exception, en juillet dernier à Genève, lorsqu'un diplomate américain avait participé à des discussions avec l'Iran. Mais Condoleezza Rice, qui conduisait alors la diplomatie américaine, avait précisé que la participation de Williams Burns était "à titre exceptionnel".

Européennes : 1000 initiatives

 

Le PS va lancer pendant la campagne des élections européennes « mille initiatives dans toute la France », tiendra huit meetings nationaux en présence de Martine Aubry et sollicitera les leaders nationaux Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, François Hollande.

 

Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, a expliqué qu’il concevait cette campagne en deux temps :

 

·         Première orientation : une thématique de double sanction à l’égard de Nicolas Sarkozy et du président de la Commission européenne de droite, José Manuel Barroso.

 

·         Puis, après le 24 avril, date du premier meeting national à Toulouse avec Mme Aubry, le PS compte basculer dans une seconde phase, avec mille initiatives dont des visites d’usine, rencontres avec des ONG, en clin d’œil aux 1.000 projets de relance du gouvernement.

 

Parallèlement, le PS compte tenir «un millier de réunions», dans toute la France «pour être au plus près des Français et motiver notre électorat».

 

Huit meetings sont prévus avec Martine Aubry. «Nous allons demander à l’ensemble de nos leaders nationaux de participer au maximum à ces réunions: Laurent Fabius, Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë», explique le député de Paris.

 

Ces européennes sont «une chance» car «les socialistes européens peuvent pour la première fois sanctionner la doigte sortante en devenant majoritaire au Parlement européen et barrer la route à Barroso», souligne M. Cambadélis.

06.04.2009

Une rencontre Obama-Khatami ?

obama khatami.jpg

Deux participants très attendus seront présents, ces lundi et mardi, au deuxième Forum de l'Alliance des civilisations de l'ONU, qui se tiendra à Istanbul

Tous deux défenseurs d'un dialogue entre l'Occident et l'Orient, Barak Obama, le Président américain et Mohammad Khatami, l'ex-Président iranien devraient chacun y présenter un discours.

Aucun entretien officiel n'est prévu, les deux pays ayant rompu leurs relations diplomatiques depuis 1979.

Mais la presse turque commence déjà à spéculer sur la possibilité d'une discrète rencontre entre les deux hommes (voir ici l'article du quotidien turc Hurryiet, repris par la télévision iranienne Press TV ) en marge de ce forum qui réunit des chefs d'Etats et de gouvernement, ainsi que des ministres des Affaires étrangères de 27 pays.

Fin mars, Obama s'est fait remarquer par sa main tendue à Téhéran, à l'occasion d'un message adressé à Téhéran lors du nouvel an iranien, le Nowrouz. Un message qu'il pourra, sans doute, réitérer à Mohammad Khatami.

Mais l'ex-Président iranien, qui dirige aujourd'hui le Centre du dialogue entre les Civilisations  - et qui vient de retirer sa candidature aux élections présidentielles du mois de juin prochain - ne pèse plus grand-chose sur l'échiquier politique iranien.

En matière de géopolitique, le dernier mot revient à l'ayatollah Khamenei, le guide suprême, qui, seul, a la possibilité de trancher sur ce sujet (comme le suggère cette caricature croustillante du dessinateur Patrick Chappatte) que je livre à votre réflexion. « Facebook friends » ? Ce n'est pas encore pour demain...

obama khamenei.JPG

                       (source : globecartoon.com, le site web de Patrick Chappatte)

03.04.2009

Le carnet pour les Français à l'étranger

Nominations

 

·         Thierry BORJA DE MOZOTA, ambassadeur à Palau, en résidence à Manille.

·         Emmanuel ROUSSEAU, consul général de France à Chengdu.

·         Sylvain ITTE, consul général de France à Sao Paulo.

·         Pascal LE DEUNFF, consul général de France à Atlanta.

·         Christophe GUILHOU, consul général de France à Boston.

·         Gaël DE MAISONNEUVE, consul général de France à Miami.

·         Philippe JANVIER-KAMIYAMA, consul général de France à Osaka et Kobe.

·         Chantal CHAUVIN, consule générale de France à Marrakech.

·         Jean-Pierre MONTAGNE, consul général de France à Fès.

·         Philippe ERRERA, conseiller des affaires étrangères, est nommé directeur du cabinet en remplacement de Philippe ETIENNE, appelé à d'autres fonctions, à compter du 6 avril 2009.

·         Philippe BERTOUX, conseiller des affaires étrangères, est nommé conseiller au cabinet du ministre.

·         Wanda DIEBOLT deviendrait secrétaire générale de l’Agence universitaire de la francophonie.

·         Stéphane CORMIER, devrait être nommé Délégué permanent de la Conférence permanente des Chambres de consulaires africaines et francophones.

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