28.03.2009

PS is back : polémiques

2 Tribunes libres

 

 

 

D'abord celle de Benjamin Lucas :

 

 

 

"Le parti socialiste est de retour"... Voilà ce que tous les socialistes devraient affirmer, au lieu de celà, on entend encore des Manuel Valls, Najat Belkacem ou autres inventions médiatiques tirer à vue sur le parti grâce auquel ils sont élus.

Valls dénnonce " l'anti-sarkozysme obsessionnel ", il est vrai que pour lui il est plus fréquent de soutenir la droite que de la critiquer.

 

L'initiative d'une défense des libertés est plus que pertinente et n'est en rien "caricaturale", au contraire, elle contribue à montrer que le sarkozysme est un tout, qu'il est une régression sociale ( franchises médicales, bouclier fiscal pour les plus riches,... ), diplomatique ( retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN ) et une réduction des libertés ( au parlement, dans la rue ). La gauche a raison de dénnoncer l'Etat Pénal qui a remplacé l'Etat Social, quand il y eu 600 000 gardes à vues ( soit 1% de la poulation ! ) en une année.

 

Plus le gouvernement est impuissant économiquement et socialement, plus il se montre autoritaire sur le plan des libertés et cherche à museler tout contre-pouvoir ( réforme du parlement, suppression du juge d'instruction, médias aux ordres )

 

Les militants du PS en ont assez de trouver toujours l'un des leurs pour défendre la politique de Sarkozy, il est temps de concevoir un projet alternatif de gauche.

 

" La politique est une fine toile d'arraignée dans laquelle se débattent bien des pauvres mouches mutilées " ( Musset ) et certains se sentent pousser des ailes !

 

Les socialistes, par leur présence dans les manifestations, par les combats de leurs parlementaires, par leur volonté d'être une opposition forte et déterminée, sont de retour.

 

Nous ne nous laisserons intimider ni par ceux qui ont intérêt à la faiblesse du PS pour demain le contôler, ni surtout par ceux qui crient là bas parce qu'ils ont intérêt à la faiblesse de la gauche.

 

 Benjamin Lucas

Puis celle d'Emile Arié

L'antisarkozysme primaire

Par Élie Arié, ancien Secrétaire National à la Santé du Mouvement Républicain et Citoyen. Qui s'émeut de l'antisarkozysme primaire de Martine Aubry et Ségoléne Royal qui n'a pour seule conséquence que de rendre le «nabot» maître du discours politique.


(photo : Nelson Minar - Flickr - cc)

(photo : Nelson Minar - Flickr - cc)
L’antisarkozysme systématique, cette forme inconsciente de soutien à Sarkozy.

Valls a raison, et Chevènement l’avait déjà dit avant lui : pratiquer l’antisarkozysme systématique et la diabolisation du sarkozysme, c’est avouer qu’on n’a rien à proposer, qu’on n’existe pas.

Être systématiquement contre tout ce que dit ou propose Sarkozy revient…à lui laisser nous dicter nos discours, à ne plus exister par nous-mêmes.

On le voit bien aujourd’hui, où Aubry et Royal, se livrant au concours du « la plus grande opposante à Sarkozy, c’est moi » ont perdu toute crédibilité .

- Aubry cherche à présenter Sarkozy comme une menace contre la démocratie : qui peut y croire ? qui a oublié les écoutes illégales de Mitterrand, la façon dont il a empêché la presse de révéler l’existence de Mazarine, la façon dont il a rapidement éliminé Philippe Guilhaume , le seul président d’ Antenne 2 et FR3 qui n’était pas celui qu’il souhaitait ?

- Royal multiplie les gadgets techniques (interviews sur Dailymotion), la politique de com' sur les Poitou-Charentes (la seule Région de France bien gérée…), le tourisme médiatique, mais limite son discours politique à des gadgets d’école du commerce (« gagnant-gagnant » « la politique par la preuve » « l’humain avant le financier » : voilà une idée qu’elle est bonne !).

Quant à la diabolisation de Sarkozy, qui va jusqu'à celle de ses caractères physiques (« le nabot »), elle est toujours le symptôme d'une impuissance intellectuelle qui ne trompe personne.

Dès lors, Sarkozy se retrouve le maître du discours politique : c’est en fonction de ce qu’il dit que ceux qui n ‘ont rien à dire construisent leurs discours : c’est comme s’il les rédigeait lui-même ; et c’est celui qui est le maître du discours politique qui se retrouve le maître du jeu politique.
Mercredi 25 Mars 2009 - 10:43
Élie Arié

Ecrire un commentaire