24.12.2008

Premier soutien de Martine Aubry à Julien Dray

PARIS - Martine Aubry a dénoncé mercredi "les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction" dont Julien Dray a, selon elle, été victime, cinq jours après la révélation dans la presse d'une enquête visant le député socialiste.
Martine Aubry dénonce "les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction" dont Julien Dray a, selon elle, été victime, cinq jours après la révélation dans la presse d'une enquête visant le député socialiste. Elle compare la situation du député à celle des neuf suspects dans l'affaire du sabotage des lignes TGV, dont deux sont encore en détention. (Reuters/Philippe Wojazer)

"On ne compte plus les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction comme cela (est) aujourd'hui (le cas) pour Julien Dray", a déclaré le premier secrétaire du Parti Socialiste dans un communiqué.

La nouvelle dirigeante du PS avait gardé le silence depuis vendredi, jour où le journal Le Monde avait révélé l'affaire.

L'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris porte sur des mouvements de fonds suspects entre les comptes des associations Les Parrains de SOS-Racisme et de la Fidl, ceux de proches de Julien Dray et celui du député socialiste lui-même.

Martine Aubry compare dans un communiqué la situation de Julien Dray à celle des neuf suspects dans l'affaire du sabotage des lignes TGV, dont deux sont encore en détention.

"Je m'inquiète des atteintes aux libertés publiques qui se multiplient dans notre pays, que ce soit la mise sous tutelle de l'audiovisuel ou les dysfonctionnements de la justice", ajoute la maire de Lille.

Elle dénonce également la grâce partielle accordée à l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani, l'interpellation "inouïe" de l'ancien directeur de publication du journal Libération Vittorio de Filippis et le développement des peines planchers.

L'Express

Clément Guillou, édité par Jean-Loup Fiévet

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