30.09.2008
Martine Aubry : “Nicolas Sarkozy persiste et signe.”
Mardi, septembre 30, 2008, 11:07
« Depuis des mois, nous dénonçons la politique économique de Nicolas Sarkozy, aussi injuste qu’inefficace. Les deux nouvelles du jour - l’explosion du chômage et le trou abyssal des comptes de la sécurité sociale qui s’annonce pour 2009- sont calamiteuses. Ce n’est plus d’échec dont il faut parler, mais d’un véritable fiasco.

Oui, il faut dire la vérité aux français : la hausse du chômage n’est pas la conséquence de la crise financière (la première a eu lieu en août et la seconde en septembre) mais d’une politique économique désastreuse (nous avons eu depuis douze mois 50% de croissance en moins que nos voisins européens) et de l’abandon de la lutte contre le chômage (réduction drastiques des contrats aidés, embauches rendues plus chères que les heures supplémentaires…).
Le Président de la République doit s’en expliquer. Il doit nous dire aussi pourquoi il applaudit à Washington l’injection de 700 milliards de l’Etat alors qu’il décide l’inverse à Paris en annonçant une réduction des budgets consacrés à l’emploi, au logement, à l’insertion. Plutôt que de changer de politique, N. Sarkozy persiste et signe.
Il n’y a pourtant pas de fatalité. Nous faisons de nombreuses propositions : supprimer le bouclier fiscal et certaines niches fiscales pour relancer l’économie, soutenir le pouvoir d’achat (augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, chèque transport, suppression de toute ou partie des cotisations sociales aux entreprises qui n’ont pas conclu d’accord salarial…) et l’investissement (par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés en fonction des bénéfices réinvesti), aider les entreprises à gagner en compétitivité et les PME à se développer (par exemple en leur réservant une partie des marchés publics).
Aucune de nos propositions n’est malheureusement retenue ni même étudiée.
N. Sarkozy préfère maintenir les cadeaux fiscaux aux contribuables les plus fortunés et assécher les finances des collectivités locales, dernier moteur de l’investissement public en France. Que dire de la scandaleuse suppression de la dotation de solidarité urbaine pour plus de 200 communes en difficulté ?
L’envolée du déficit de la Sécurité Sociale, 15 milliards d’euros en 2009 nous dit-on aujourd’hui que l’on veut ramener à 9 milliards d’euros, est tout aussi préoccupante. Et pourtant, des solutions existent : entre 1997 et 2002, nous avions rétabli les comptes de la sécurité sociale tout en faisant progresser les droits comme avec la CMU. Il faut aujourd’hui dégager de nouvelles ressources, par exemple en élargissant l’assiette des cotisations patronales et taxant les stocks options et les parachutes dorés comme les salaires, pour en particulier revenir sur les franchises médicales injustes, sauver l’hôpital public menacé et assurer la présence de médecins partout dans le territoire. »
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29.09.2008
Laurence Rossignol, vice-présidente du Conseil régional de Picardie
Laurence Rossignol est vice-présidente du Conseil régional de Picardie, ancienne syndicaliste étudiante ; elle est aussi connue pour son engagement féministe.
Elle rentre très tôt dans le combat politique, puisqu’en 1973, à 14 ans, alors qu’elle est encore collégienne, elle s’engage dans le mouvement contre la loi Debré sur le service militaire. Par la suite, elle participera à d’autres mobilisations comme le mouvement contre la réforme Saunier-Seité en 1976.
Adhérente au Parti socialiste depuis 1981, Laurence Rossignol est implantée à Compiègne depuis 1997.
Un an après son arrivée dans cette ville, en 1998, Laurence Rossignol est élue au conseil régional de Picardie. Et, lorsqu’en 2004 la gauche remporte les élections régionales, Laurence Rossignol est élue vice-présidente chargée de la vie associative, de la jeunesse et de l’économie sociale.
En 2001, Laurence Rossignol conduit la liste du Parti Socialiste aux élections municipales de Compiègne et est élue conseillère municipale d’opposition. En 2008, elle prend la tête de la liste d’alliance de Gauche ; Les Verts et Lutte Ouvrière y prennent place alors qu’ils avaient conduit précédemment une liste indépendante.
Hormis ses mandats en Picardie, Laurence Rossignol a aussi été membre, entre 1999 et 2004 au Conseil économique et social.
Parallèlement à son action politique et syndicale, ans les années 1970, Laurence Rossignol s’engage dans le combat féministe. On la retrouve parmi les Pétroleuses du MLF. Elle milite pour la cause des femmes et notamment, le droit à l’IVG. Tout au long de sa carrière politique, elle reste marquée par ce combat. Elle participe à de nombreuses commissions consacré au droit des femmes, notamment au Secrétariat du Parti socialiste. En 1984, elle a également participé à la fondation de SOS Racisme.
Laurence Rossignol fait partie des quatre porte-parole de la motion “Changer à gauche pour changer la France”.
http://www.changeragauche.net/
Note :
A l’occasion du Congrès PS du Mans, elle dépose avec d’autres femmes un texte volontairement provocateur intitulé : « La femme, le fou et le colonisé ». Rappelez-vous son célèbre proverbe africain : Quand les éléphants se battent l’herbe est écrasée
22:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
pour le service public d'éducation le dimanche 19 Octobre
Parents d'élèves, profs, étudiants, citoyens en tout genre…
je vous propose de vous inscrire pour la manif à Paris pour le service public d'éducation le dimanche 19 Octobre.
Cette manif a lieu dans un cadre unitaire. Vous pouvez lire le texte dans sa totalité ici :
http://www.uneecole-votreavenir.org
Plusieurs lieux de départ :
Abbeville, ailly/noye, airaines, albert, amiens, crécy en ponthieu, doullens, feuquières en vimeu, flixecourt, friville, mers les bains, montdidier, nouvion, oisemont, péronne, poix, roye, villers bocage.
Bref : un cadre unitaire, des bus unitaires, un département quadrillé pour le ramassage et pour vous inscrire : un site unitaire. Plus aucune hésitation : cliquez !
A bientôt,
nathalie drû
18:57 Publié dans A noter sur l'agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Signez la motion D dans la Somme
Et oui, cela part doucement dans la Somme, car la mise en place a mis du temps...
Mais comme le disait, l'un de nos camarades royalistes, au retour de son "congé de parti" : Rien ne sert de courir ; il faut partir à point."
Effectivement, il ne sert à rien de se précipiter si on est sage et prévoyant.
Toute chose demande du temps.
Il faut s’y consacrer autant que nécessaire, et non sous-estimer une tache et la faire tardivement à la hâte.
Et pour cet amoureux des fables, n'oublions pas :
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
N'oubliez pas de signer la motion D sur :
14:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le "parachute doré" du président du Sénat
Au moment, où les sénateurs vont élire, mercredi, leur nouveau président, "l'affaire Poncelet" fait un peu désordre...
Ainsi on apprend que le sénateur UMP sortant bénéficie d'un véritable "parachute doré" pour sa retraite. Vous savez ces "parachutes dorés" que Nicolas Sarkozy vilipende dans tous ses discours...
Donc, Christian Poncelet, actuel président du Sénat, bénéficie depuis 2004 et à vie (oui, vous avez bien lu, à vie) d'un luxueux "pied à terre" de 200m2, dans un immeuble de la rue Bonaparte, à deux pas du Sénat.
Attendez, ce n'est pas fini...
Christian Poncelet au cours de sa retraite continuera à bénéficier d'une voiture avec chauffeur, d'un bureau, d'une secrétaire et d'une prime supplémentaire... Sans oublier sa confortable retraite, cela va de soi!
Question pouvoir d'achat, le président du Sénat à la retraite, n'aura pas trop de soucis à se faire, non?
Ce dimanche, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, sur Europe 1 a déclaré: "Il faut mettre un terme à cette idée aberrante d'avoir un appartement à vie pour le président du Sénat..."
De son côté, le probable successeur de Christian Poncelet, le sénateur Gérard Larcher, UMP, n'a pas tranché dans le vif du sujet: "Je n'instruis pas à charge, ni à décharge avant d'avoir la responsabilité de président du Sénat. Ceci, nous l'examinerons sereinement et tranquillement..."
Un peu langue de bois, non?
Dites, l'abolition des privilèges, ce n'était pas en 1789?
10:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Pourquoi l'issue du congrès du PS est incertaine
Faites-vos jeux, rien ne va plus au Parti socialiste. Après onze ans sous la houlette de François Hollande, où chaque congrès voyait la motion du premier secrétaire reconduit avec une large majorité (de 85% au congrès de Brest en 1997 à 53% à celui du Mans en 2005), le PS est désormais livré à l'inconnu. À un mois et demi du congrès de Reims (14-16 novembre), la traditionnelle majorité du parti s'est divise en trois, et l'appareil socialiste se dissémine entre les motions de Martine Aubry, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, tandis que Benoît Hamon a réussi le tour de force d'unir une aile gauche jusqu'ici divisée. Tour d'horizon du nouveau paysage politique d'un parti peu habitué à l'incertitude.
«Depuis le dépôt des motions, les élus sont fixés sur leur soutien. Mais c'est à la marge que va se gagner ce congrès, et c'est cette marge qui est inconnue de tous, note le politologue Rémi Lefebvre (auteur avec Frédéric Sawicki de «La société des socialistes», en 2006 -éditions du Croquant-). La question de la mobilisation sera cruciale, et les premiers retours que l'on a de la base, c'est une très grande difficulté à mobiliser les militants. Lors des précédents congrès de Dijon (2003) et du Mans (2005), l'appel à l'unité de Hollande était mobilisateur. Ce coup-ci, à l'inverse, la personnalisation et les petites phrases ne devraient pas aider. Chaque motion est dans une logique du meilleur score possible, ce qui empêche toute amorce de pré-rassemblement.»
Mardi, lors du conseil national du PS, tous s'accordaient sur la nécessité de terminer premier, afin de pouvoir ébaucher un rassemblement autour de sa motion (lire notre compte-rendu). Mais à l'heure actuelle, si l'on applique les grilles de lecture traditionnelles de compréhension de l'appareil socialiste, le jeu n'a jamais été aussi ouvert.
- "Les grosse fédés" ne sont plus inféodées
Mardi 30 septembre, le bureau national du PS établira le corps électoral pouvant se prononcer sur les textes d'orientation (téléchargeables sous l'onglet "prolonger"). Selon le responsable du bureau des adhésions, Philippe-Xavier Bonnefoy, «ce sera la liste de tous ceux qui pourront se remettre à jour de cotisation. Ce chiffre sera peut-être rendu public, si le bureau national le décide».
En mai dernier, Mediapart avait révélé les effectifs des militants par fédération (entre 160.000 réels et 220.000 potentiels), pouvant voter la nouvelle déclaration de principes. Si le corps électoral du congrès pourrait légèrement évoluer, le rapport de forces entre les principales fédérations est globalement connu, avec treize départements comptant plus de 2.500 "cartes". A elles seules, sur 107 au total, elles représentaient environ 45% du nombre de cartes à jour du parti.
Mais ce qui est nouveau par rapport aux congrès précédents, c'est la dispersion de ces "grosses fédés" derrière chacune des trois motions issues de la majorité de François Hollande. Les Bouches-du-Rhône, l'Hérault et une partie de la Gironde et du Rhône sont derrière Ségolène Royal. Le Nord, le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime derrière Aubry. Paris, la Loire-Atlantique, l'autre partie de la Gironde et du Rhône, ainsi que l'Isère derrière Delanoë.
Rémi Lefebvre remarque en outre que «lors de congrès sans domination d'une motion, le réflexe caporaliste est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre». «Et il y a aussi des zones d'incertitudes dans des fédérations habituées à voter au canon, explique-t-il. Comme dans l'Hérault où le vote pourrait se diviser. Ou dans le Nord où Aubry ne fera pas un score soviétique. À Paris, le poids des strausskahniens n'est pas négligeable et pourraient ne pas se porter automatiquement sur Delanoë.»
L'enjeu n'est pas que national. Certaines majorités départementales pourraient être renversées, comme par exemple celle de Gérard Collomb dans le Rhône. Une incertitude supplémentaire qui, ajoutée à la liberté de vote que tous les caciques redoutent depuis la dernière primaire présidentielle, rend délicat tout pronostic. Et les pointages effectués par les experts es-décompte (qui donne Delanoë à 30-35%, Aubry et Royal à 25-30%, Hamon à 10-20%) se heurtent, selon Lefebvre, «à deux variables jusqu'ici sans importance: la qualité des textes et de leur présentation dans les sections, ainsi que l'importance des adhérents ayant quitté le parti, nouveaux et anciens».
- Panne de courants?
Une autre nouveauté du congrès qui se profile est, sinon leur disparition, la lourde perte d'influence des classiques courants du PS. Celui des amis de Dominique Strauss-Kahn (Socialisme & démocratie), peu à peu structuré depuis le début des années 2000, a volé en éclat ce dernier mois, entre les partisans de Pierre Moscovici (finalement rallié à Bertrand Delanoë) et de Jean-Christophe Cambadélis (engagé avec Martine Aubry).
Celui de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg (Nouveau parti socialiste), né lors du congrès de Dijon en 2003, est désormais dispatché entre Aubry (Montebourg), Royal (Peillon) et la gauche du parti (Benoît Hamon et le réseau de jeunes cadres issus de l'Unef et du MJS).
Quant à la Gauche socialiste des années 1990, on en retrouve chez Royal (Dray, Batho, Boutih) comme chez Hamon (Mélenchon). Seul le courant fabiusien perdure, mais évite de "se compter" en rejoignant Aubry, après avoir lentement décrû de 29% lors du congrès de Rennes à 18,5% lors de la dernière primaire présidentielle.
On peut toutefois voir dans le rapprochement entre François Hollande et Bertrand Delanoë une résurrection du courant jospino-rocardien de l'après-congrès de Rennes mais qu'on n'imagine pas encore se consolider en tant que tel, au-delà d'une communion d'intérêts ponctuels, afin de prendre la tête d'une grande synthèse.
- Appareil dépareillé et pouvoir de l'opinion
Cet effacement des influences traditionnelles dans le parti se conjuguent enfin avec une destabilisation de l'appareil central socialiste, naguère à la manœuvre en temps de congrès, et fermant souvent les yeux sur les irrégularités de scrutin et de cartes d'adhésions. «Pour le vote militant, il va y avoir un sacré contrôle mutuel! Tout le monde connaît les turpitudes des autres, puisqu'ils les faisaient ensemble…», s'exclame Rémi Lefebvre. Spécialistes de la cuisine interne de Solférino, François Rebsamen (n°2 du parti, en charge de l'organisation) et Stéphane Le Foll (directeur de cabinet de François Hollande) soutiennent respectivement Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.
En début de semaine, Benoît Hamon se disait confiant sur la question: «On verra bien le jour du vote, mais je peux déjà dire que, comparée aux années d'avant, on nous laisse cette fois-ci intervenir dans toutes les sections, là où on était parfois non-grata avant.» Rémi Lefebvre estime tout juste que «François Hollande, en tant que secrétaire sortant, dispose encore d'un certain nombre de ressources, notamment logistiques».
Sera-ce suffisant pour parvenir à influencer le fameux "marais des militants indécis", évoqué par tous et estimé à 20% des votants? Ou bien est-ce l'opinion publique et sondagière qui va jouer un rôle déterminant, comme lors de la dernière primaire présidentielle?
Dans un article paru dans la Revue française de science politique en 2007 («Une primaire à la française» -PDF-), Bernard Dolez et Annie Laurent écrivait: «L'absence d'enquête auprès des adhérents eux-mêmes contribue à déplacer le centre de gravité de la campagne vers les sympathisants, érigés en pythie par les socialistes déboussolés par le choc du 21 avril 2002 et du référendum européen du 29 mai 2005.»
Depuis, un troisième "choc" s'est produit: celui d'une nouvelle défaite à la présidentielle (la troisième de suite) mais Rémi Lefebvre tempère: «L'opinion va fatalement moins jouer car l'échéance électorale est encore lointaine. De plus, les sondages sont finalement assez serrées, quand Royal écrasait tout en 2006. Les différentes motions ont surtout intérêt à faire appel à l'organisation plutôt que l'opinion. Si la logique médiatique joue, ce sera davantage au moment du congrès, ce qui pourrait pousser les ténors à faire une grande synthèse, comme lors du congrès du Mans.»
http://www.mediapart.fr/journal/france/270908/pourquoi-l-...
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Pourquoi le piège afghan s’est refermé sur les pays de l’OTAN.
Backchich.info
lundi 29 septembre 2008

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale et le Sénat votaient majoritairement pour le maintien des troupes françaises en Afghanistan
© Pakman
Les pays membres de l’Alliance n’acheminent pas assez de troupes ni d’équipements. Surtout, les responsables politiques se voilent la face et mentent en affirmant que les militaires déployés ne sont envoyés que pour des missions de maintien de la paix ou pour assurer la reconstruction du pays. La menace talibane n’est pas une seule fois évoquée. A la fin de l’année 2004, les Etats-Unis, confrontés à des difficultés croissantes en Irak, demandent à l’OTAN d’accroître son engagement en Afghanistan, pour permettre le retrait de troupes américaines.
En février 2005, une réunion des ministres de la défense de l’OTAN se tient à Nice. A l’ordre du jour : la création d’un commandement unifié qui coifferait les forces de l’OTAN et les troupes américaines de l’opération « Enduring Freedom » présentes sur le terrain et engagées dans la chasse aux terroristes. Plusieurs pays dont la France et l’Allemagne refusent. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, déclare : « L’OTAN n’est pas équipée pour mener des opérations de contre-terrorisme. »
« Pas un seul satellite espion »
Combattre les talibans et Al Qaïda n’est alors même pas envisagé. Le commandant en chef de l’OTAN, le général Jones, qualifie de « cancer opérationnel » la liste, interminable, des restrictions imposées par les Etats membres à l’engagement de leurs troupes : certaines ne doivent pas attaquer les talibans, d’autres ne sont pas autorisées à éradiquer les champs de pavot, ou à stopper des convois de trafiquants d’opium. Dans le sud de l’Afghanistan, fief des talibans, qui est devenu une véritable zone de guerre, dès 2003, l’OTAN est incapable d’élaborer une stratégie de contre-insurrection. Canadiens, Britanniques et Hollandais sont engagés dans des affrontements soigneusement minimisés par les responsables politiques de leur pays, pour éviter la montée de la contestation dans l’opinion. Cette attitude de cynisme et de déni atteint des sommets en avril 2006, lorsque le ministre britannique de la Défense, John Reid, déclare : « Nous serions parfaitement heureux de repartir (d’Afghanistan) dans 3 ans, sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. »
Sur le terrain, au niveau de la collecte du renseignement, l’impréparation et la sous-estimation du danger, sont impressionnantes. Entre 2002 et 2005, le renseignement américain a totalement fait l’impasse sur l’Afghanistan, devenu un véritable trou noir en matière de collecte d’informations ; pas un seul satellite espion, braqué sur l’Irak, n’a été utilisé pour surveiller le sud du pays, à proximité de la frontière pakistanaise, où forces talibanes et troupes d’Al Qaïda sont concentrées.
Double jeu pakistanais
Au début de l’année 2006, les rapports des renseignements de l’OTAN estiment à 300 le nombre de talibans opérant dans le sud et à 2 000 le total des combattants islamiques à travers le pays, une sous-évaluation qui va être lourde de conséquences. A la fin de l’été 2006, les talibans lanceront une vaste offensive pour prendre le contrôle de Kandahar, la grande ville du sud, ancien fief du mollah Omar. Les combats dureront jusqu’au 17 septembre et opposeront 2 300 Américains, 2 200 Canadiens et 3 300 Britanniques à des milliers de talibans et combattants d’Al Qaïda, remarquablement armés, entraînés et organisés. Selon l’OTAN, dans les combats à proximité de Kandahar, les talibans ont tiré plus de 400 000 munitions. Beaucoup ont échappé à la capture en s’enfuyant au Pakistan voisin.
Tous les renseignements obtenus révèlent le rôle central joué par Islamabad, qui sert de sanctuaire aux insurgés. Les chefs talibans sont installés à Qetta, une ville pakistanaise proche de la frontière. Avec l’aide des puissants services secrets pakistanais, l’ISI, les talibans et Al Qaïda ont installé dans les zones tribales, à la frontière pakistano-afghane, de petites fabriques d’armement. Les armes sont conçues ou montées du côté pakistanais par des membres des tribus vivant dans la zone, puis l’ISI les achemine jusqu’aux talibans qui les transportent jusqu’en Afghanistan, où elles sont assemblées. En privé, les responsables politiques membres de l’Alliance Atlantique, critiquent violemment le Pakistan. En public, pas un mot de réprobation ne filtre. Washington a clairement répété à ses alliés qu’il ne voulait pas affaiblir la position du Président Musharaff. Tony Blair, lui, refusera même de mettre en cause l’ISI au motif, confie-t-il en privé « que les services pakistanais nous aident, dans la lutte contre les réseaux terroristes en Grande-Bretagne ». En feignant d’ignorer que ces services pakistanais sont les relais les plus actifs du terrorisme au Pakistan, mais aussi parfois en Europe.
10:26 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2008
"Chacun son style"

INGRE (Loiret) (AFP)
Martine Aubry, maire PS de Lille, a préconisé dimanche le “débat d’idées et la confrontation” au sein du Parti socialiste, au lendemain du “rassemblement de la fraternité” au Zénith de Paris organisé par Ségolène Royal, ajoutant: “chacun son style”.
“Chacun son style. Je préfère être avec le parti et les militants. Laissons chacun être comme il est. Je n’ai rien à dire dès lors qu’on n’était pas dans la confrontation, dans le débat d’idées”, a commenté Mme Aubry lors d’une conférence de presse, en marge de la fête de la Rose d’Ingré (Loiret).
“Je ne me confronterai qu’aux idées et qu’on ne me dise pas que ce sont des attaques de personnes”, a prévenu l’ex-ministre, qui conduit une motion pour le congrès du PS de novembre.
“Mon opposant à moi c’est Nicolas Sarkozy, pas Ségolène Royal”, a-t-elle poursuivi.
Disant avoir “des valeurs communes avec l’extrême gauche”, Mme Aubry s’est déclarée “opposée au rapprochement avec le Modem” au niveau national. “Son style c’est la dénonciation, c’est plus facile que de proposer un projet”, a-t-elle ajouté.
Henri Emmanuelli, signataire de la motion de la gauche du parti menée par Benoît Hamon, a ainsi critiqué "cette vision de la politique axée sur le marketing, qui s'inscrit dans la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond", estimant que "c'est le genre de cérémonie qui est entre le show business et le rassemblement de secte".
Interrogé sur les raisons qui l'ont fait penser à une secte, M. Emmanuelli a expliqué qu'il "y avait à la fin des slogans tels que 'Fraternité, fraternité, fraternité' "Je ne suis pas certain que c'est comme ça qu'on fait de la politique", a-t-il ajouté. Le Parti socialiste "souffre de dépolitisation, et ce genre de manifestation ne fait que renforcer la dépolitisation", a-t-il estimé.
A Pau, à la fête de la Rose, Bertrand Delanoë a tenu à marquer sa différence avec Ségolène Royal : "Chacun fait les choses selon son style, nous ne sommes pas tous identiques. Moi, je fais mon travail, je suis quelqu'un de naturel qui ne se met pas en scène".
"J'ai tellement le sens de la fraternité que je n'avais pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel", a ajouté le maire de Paris.
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LE CONGRES EN PRATIQUE
Le Conseil national du 2 juillet a lancé officiellement le 75e congrès du Parti socialiste, à Reims des 14, 15 et 16 novembre. 21 contributions générales et 260 contributions thématiques ont été déposées. Les motions, quant à elles, ont été déposées le 23 septembre à l’occasion du Conseil national de synthèse.
Voici le calendrier jusqu’en novembre prochain:
Lundi 29 septembre 2008
Date limite d’arrivée des motions chez les militants.
Jeudi 6 novembre 2008
Vote dans les sections sur les motions
(date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/03/08)
Du vendredi 7 novembre au dimanche 9 novembre
Congrès fédéraux
Du vendredi 14 novembre au dimanche 16 novembre
Congrès national à Reims
Jeudi 20 novembre
Vote sur le 1er secrétaire national, fédéral et secrétaires de section
Vendredi 21 novembre
Second tour éventuel
Samedi 22 novembre
Conseil national : désignation du BN et du SN
Ce que disent les statuts du PS sur le congrès :
Article 6.1
Périodicité du Congrès national: Le Congrès national se réunit tous les trois ans.
Article 6.2
Convocation du Congrès national
Le Congrès national est convoqué par le Conseil national. Celui-ci fixe le calendrier et procède, avec le concours des fédérations, à son organisation matérielle. Un Congrès national extraordinaire peut, si nécessaire et sans condition de délai, être réuni par le Conseil national.
Article 6.3
Délégués au Congrès national
Les délégués au Congrès national sont élus par les Congrès fédéraux, conformément aux articles 1.5.1 et suivants. Participent aux travaux des Congrès nationaux les délégués régulièrement élus par les fédérations et dont les noms auront été communiqués par les Premiers Secrétaires fédéraux au Bureau national du Parti, les membres du Conseil national, les membres des groupes parlementaires et les représentants nationaux des organismes prévus aux articles 8.2, 8.3, 8.4, 8.5, 8.6 des statuts nationaux.
Article 6.4
Représentation des fédérations au Congrès national
Pour le calcul du nombre de délégués dont elle dispose, chaque fédération a droit à une représentation maximum égale au nombre de ses adhérents au 31 décembre de l’année précédente. Le nombre de voix pris en compte pour le récolement des votes des fédérations par le Parti se fait conformément à l’alinéa 2 de l’article 3.4
Article 6.5
Établissement du nombre de délégués
Le nombre de délégués est établi de la manière suivante :
- 1 délégué pour un nombre de cotisants au moins égal à 50 et inférieur à 100 adhérents.
- 2 délégués pour un nombre de cotisants au moins égal à 100 et inférieur à 250 adhérents.
- 1 délégué pour 250 adhérents supplémentaires et, éventuellement, 1 délégué pour la dernière fraction inférieure à 250 mais égale ou supérieure à 125.
Article 6.6
Organisation du Congrès national
Le Congrès national est convoqué au moins trois mois à l’avance par le Conseil national, qui en fixe le lieu, la date et l’ordre du jour. Ce délai peut être abrégé en cas d’urgence. Tous les organes du Parti sont immédiatement informés. Les contributions au débat peuvent être adressées dès ce moment et jusqu’à une date déterminée par le Conseil national, qui ne peut être inférieure à huit jours, à partir du Conseil national de convocation du Congrès.
Les motions nationales d’orientation soumises au vote des adhérents leur sont adressées de façon à leur parvenir au plus tard un mois avant la date de réunion du Congrès national. Une journée départementale de discussion est organisée dans chaque fédération dès réception des motions, selon les modalités arrêtées par le Conseil fédéral.
Le Congrès fédéral se réunit suivant le calendrier fixé par le Conseil national, au plus tard le dimanche précédant le Congrès national.
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28 septembre 1864 : Fondation de la 1ère Internationale

Le 28 septembre 1864, à Londres, au cours d'un meeting à Saint Martin's Hall, des ouvriers venus de toute l'Europe fondent l'Association internationale des travailleurs (AIT).
Dans tous les domaines (arts et lettres, diplomatie et défense, libre circulation des hommes et des marchandises, monnaie,...), l'Europe atteint au début des années 1860 un niveau d'intégration sans équivalent, même aujourd'hui. Le syndicalisme n'échappe pas à ce mouvement.
Les syndicats sont nés quarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d'instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc.
Le syndicalisme acquiert une dimension internationale avec l'Association internationale des travailleurs, qui naît dans une période de grande expansion économique, sous les règnes de la reine Victoria et de Napoléon III.
L'AIT, ou première Internationale ouvrière, se donne pour objectif de coordonner les luttes syndicales et populaires de tous les pays. Elle comprend un comité central et de simples sections nationales.
C'est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l'échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l'Association internationale des travailleurs. Il s'appelle Karl Marx. Il a 46 ans.

Karl Marx vit à Londres dans des conditions matérielles précaires et publie des ouvrages théoriques d'un abord difficile.
En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu'il a publié en 1848 avec son riche ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste(son oeuvre principale, Das Kapital, paraîtra trois ans plus tard).
En 1869, elle est devenue une organisation de masse dont il est assez difficile de calculer les effectifs car au cours des grèves ce sont souvent des Chambres syndicales qui adhéraient à l'Internationale.
1870 - La Commune de Paris.
Le second empire finira lamentablement, par la Guerre Franco-Allemande de 1870-1871, et la classe ouvrière, enfermée et assiégée dans Paris d'où ont fui les gouvernants et leurs plus riches soutiens, prendra conscience de la possibilité de bâtir une société socialiste.
Ce sera la Commune de Paris, (mars - mai 1871), celle-ci ne parviendra pas à rompre son isolement (par rapport à la province et aux couches non ouvrières), le mouvement ouvrier qui la dirige est encore jeune, inexpérimenté, faible et divisé, et la bourgeoisie versaillaise, aidée silencieusement par "l'ennemi" d'hier (la Prusse de Bismarck), réorganisera ses forces et écrasera la Commune de Paris dans le sang.
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