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02.05.2008
La politique autrement
La vie d’un parti est importante à condition de ne pas oublier son objectif : changer la vie des Français, d’être ouvert et à leur écoute, de dialoguer et d’échanger.
L’autre manière de faire de la politique c’est cette démarche participative, en profondeur et dans la durée, et non quelques jours avant les campagnes (ou les congrès). C’est aussi l’élaboration et l’ajustement en permanence d’un projet en fonction des réalités du monde et des Français.
L’autre manière de faire de la politique c'est d’aller au contact de nos concitoyens pour leur faire partager nos principes et les faire adhérer à nos propositions. A condition qu’elles soient naturellement concrètes et pragmatiques. Cela a d’ailleurs été la clé des belles campagnes de la gauche pour ces municipales notamment et l’échec de la droite.
Sans esprit de polémique, je crois que le temps de ces réunions régulières à une demi-douzaine de convaincus n’est plus la seule priorité et le seul critère d’efficacité permettant de dire si ce petit groupe est bon ou mauvais ou en veilleuse. Sans être bisounours, DA ne doit pas rêver d’être l’élite, avant-garde de la classe laborieuse, fidèle représentant de la classe ouvrière, du peuple laborieux et de la nation entière. Le monde a changé et les Français aussi.
On a vu les dégâts :
- discours basistes stéréotypés,
- ambitions et arrivismes,
- revendications souvent imaginaires de proximité avec tel ou telle (comme si cela donnait une onction particulière),
- combats de personnes sans débats de fond,
- pointillisme doctrinal,
- batailles de lilliputiens pour une virgule ou un adjectif dans des motions ou lors de commissions de résolution,
- accords superficiels qui ne trompent personne,
- séparation clanique entre militants de base tracteurs et experts,
- enfermement du parti dans quelques cénacles volontairement fermés et rarement ouverts sur la vraie vie de nos concitoyens qui affrontent la tourmente sarkozyste.
Combien de RMIstes chez nous, de SDF, d’ouvriers, d’employés, de chômeurs, de petites retraites, de jeunes ?
Ségolène a ouvert les fenêtres du parti. C'est vrai.
Elle a relancé le débat sur les principes sans tabous, abordant tous les sujets, même ceux qui fâchent, sans langue de bois. C'est vrai.
Elle nous a montré, concrètement, l’autre manière de faire de la politique. C'est vrai.
Mais les discours doivent se traduire par des actes, des pratiques, des mises en oeuvre.
C’est là-dessus que, nombreux, d’horizons et de passés différents, nous nous sommes retrouvés au PS et/ou à DA. Que les Français ont massivement adhéré à sa démarche. Et ils n’ont pas oublié. Voir lors de ses nombreux déplacements durant cette campagne.
Il y a des temps forts et d'autres.
Mais c’est bien lors des campagnes (internes, présidentielles, législatives, municipales,…) que nos concitoyens nous rejoignent, partagent nos principes et adhèrent à nos propositions. C’est durant les campagnes qu’ils évaluent les propositions et choisissent de nous rejoindre.
Conservons cet esprit de dialogue et d’échange, ce souci concret de proposer.
Tout ce qui fait la valeur de Désirs d'avenir. Attention à ne pas trahir l'espérance et les désirs d'avenir par des tactiques et des statégies illisibles.
Débats participatifs : oui et je dirais que c'est notre marque de fabrique qui a été globalement repris par la plupart des candidats de gauche lors de ces municipales.
Cahiers d'espérance :oui et je regrette que nous n'ayons pas au PS pioché largement dans ces multiples pépites accumulées lors de la campagne présidentielle. C'est notre thésaurus à partir duquel nous devrions partir et repartir sans vouloir redécouvrir en permanence le fil à couper le beurre.
Pacte présidentiel : oui à condition de l'amender toujours et encore et encore. C'était un excellent point de départ mais ce n'est pas la panacée universelle. La vie continue et le pacte devrait être adapté et modifié au fur et à mesure des débats consensuels établis. Excellente base avec naturellement ses points forts et ses faiblesses. C'est un moment de notre histoire contemporaine du PS.
Mais ne vivons pas exclusivement avec ces souvenirs et tourné vers le passé.
La campagne des municipales nous a fait découvrir d'autres personnes, d'autres camarades, d'autres pistes, d'autres propositions à mettre en œuvre. Regardons l'avenir car dans désirs d'avenir, il n'y a pas que le désir, il y aussi l'avenir.
Oui 2012 sera une étape capitale à nouveau mais avant il y a ces municipales de 2008, ces européennes de 2009 (quelle est la position du PS, des socialistes, des membres de la gauche ?), 2010 les régionales, Sans oublier le Congrès du PS ou les congrès du PS.
C'est un tout et nous ne pouvons nous recroqueviller sur nos comités locaux ectoplasmiques.
DA c'est capital oui, le PS aussi, la gauche aussi et les français aussi.
Durant ces derniers mois, Ségolène nous a bien montré qu'il fallait être aussi citoyen dans la cité et militant dans la gauche et dans le parti.
Avant "d'accéder à la magistrature suprême" il faut passer les étapes, une à une, avec force et détermination. Celle des municipales a été un magnifique succès pour la gauche, pour le ps et pour Ségolène bien entendu.
Pour notre "organisation", cela a déjà été abordé de très nombreuses fois et à de multiples occasions. Nous connaissons le diagnostic et nous voyons bien que les choses ne se mettent en place progressivement, et cela depuis plus de deux ans déjà. Et nous connaissons les problèmes spécifiques de la Somme.... où les pratiques en territoire en sont pas les mêmes que les déclarations faites à Paris, Boulevard Raspail...
Quant aux alliances futures, oui mais, faisons le point après les municipales en sachant que les alliances c'est d'abord avec les électeurs qu'il faut les passer, en les convainquant , en argumentant, en faisant l'inventaire des points d'accords et de désaccords.
Nous devons faire les comptes et les analyses mainetant. Pourquoi toujours éluder le débat sur les échecs comme sur les victoires ?
Chaque chose en son temps. Et chaque chose à sa place. Mais attention, les mois passent, les espoirs s'épanouissent et toujours rien à l'horizon. Le projet de déclaration de principe est un exemple. Cela tombe du ciel de Solférino, sans détails, sans explications. Juste bon à être votée !
Notre chemin est clair mais nous voulons avancer avec force et détermination. Et démocratiquement.
Pourquoi refuser un débat clair et en profondeur au lieu de l'aparpiller par de multiples minitextes sur des sites pratiquées part seulement quelques-uns ? Les sections devraient donc être désertées et ne servir que de bureaux de vote ou plut^to de bureaux d'enrgistrement ?
Nous restons confiants car résolus.
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Commentaires
Je pense se que le PS s'est laissé manipulé par la formidable campagne orchestrée par les amis de SARKO (tous les médias) qui ont fabriqué et souhaité la candidature de S. ROYAL en la présentant comme très populaire, bien audelà de la réalité . D'ailleurs, après sa désignation elle est devenue un peu moins populaire et ils se sont mis à taper dessus.....En fait, je pense que c'était le seul candidat PS qui ne pouvait pas battre SARKOZY.....cela n'enlève rien à la formidable campagne qu'elle a réalisée....bien au contraire dans ce contexte....
Bravo encore .....mais à méditer ....car en 2002, ils nous ont fait le même coup......Nous assistons maintenant à l'émergence de nouveaux dirigeants (plus une semaine sans voir Manuel WALLS à la télé....) et à l'idée que le PS doit se réformer comme un parti social démocrate de type "labour". Il faut arrêter de se faire imposer tel candidat ou ce que devrait être la gauche selon la droite......Bien évidemment nous devons coller à la réalité du moment, mais nous devons être aussi en mesure de transformer cette réalité.
Etre pour une économie de marché créatrices de richesses à répartir dans la justice sociale est une bonne chose, mais être résolument contre l'économie des marchés financiers spéculatifs qui détruisent de la richesse, des savoirs faire, organise la famine mondiale......Arrêtons de culpabiliser sur les 35 heures, mettons en avant des idées novatrices comme la flexi sécurité sur le marché du travail, une politique du logement, de la santé et d'éducation volontaristes. Il faut gagner les élections non pour le plaisir de vaincre, mais avec la ferme intention d'imprimer de grandes lignes directrices qui vont à contre courant de la politique actuelle. Sinon à quoi bon.
Ecrit par : Barovin | 10.05.2008
Cher ami,
Je goute ce site avec le plaisir certain d’y lire des textes de qualité. Mais je suis étonné de voir celui-ci. Si mes souvenirs sont bons, je me fais vieillissant, nous avons eu un échange sur le fonctionnement de DA sur le Forum de la rénovation. J’expliquai les conditions de mise en œuvre de réunions publiques pendant la semaine de Pâques associées à une forme de tutelle pour ne pas dire de censure, puisque les représentants socialistes non estampillés DA étaient placé sous la surveillance en quelque sorte d’un "Komissär politik DA". La parole n’était pas libre. Nous devions être dans la ligne de DA et non celle du PS. Participatif disait-elle ! Dans ces conditions, il était difficile d’avoir une synergie mobilisatrice. Les Fabius et Strauss-Khan avaient bon dos. Ils constituaient un mobile beaucoup plus crédible en cas d’échec mais aussi pour justifier leur mise à l’écart. En réalité, c’est ma conviction, la source de notre revers est le produit d’une cacophonie, d’un défaut cruel d’organisation, peut-être même de l’idolâtrie qui dominait le débat. Nous étions dans la passion, l’affectif, l’irrationnel mais pas dans la politique. Ségolène était le phénomène vedette d’une émission nouvelle "Jouons au Président". Comme pour la Star Ac’ les médias avaient leur profil préféré qui était leur candidat. Aujourd’hui, "ils" recommencent l’opération pour 2012 en tentant progressivement d’imposer à la gauche socialiste, Delanoë. Ils y parviendront, ce n’est pas inconcevable. Aux Etats-Unis, lors des primaires un Etat pourtant ethniquement favorable à Obama à "basculé". La nature de ce changement repose sur l’avalanche de sondages qui a conduit la majorité afro-américaine à préférée l’option Clinton dans l’alternative démocrate.
Alors c’est vrai, aujourd’hui, c’est un peu le cirque au PS. Tout le monde est candidat à tout. Bien sûr, je ne suis pas intéressé par le poste de Premier Secrétaire mais à la limite, pourquoi pas. Nous, les socialistes, sommes tous légitimes pour postuler à cette fonction. Je regrette simplement l’amnésie des prétendants. Ils sont tous tombés dans le piège des médias. Un peu comme les jeunes qui s’imagine que participé à un télé-crochet, les habille en "star" ici en présidentiel. Comment ont-ils pu oublier l’essentiel de notre histoire ? Mitterrand réveille-toi !
Depuis Epinay, le Premier Secrétaire du Parti Socialiste est le produit d’un texte qu’il porte et qu’il défend. Pas le contraire. Que nous propose Ségolène, Bertrand, Manuel, Pierre…Mais c’est peut-être moi qui ne possède pas ou ne partage plus la culture du PS. C’est vrai ma formation politique n’est pas aussi étoffée. Je veux bien le reconnaître.
Il en est de même avec l’idée saugrenue de Ségolène Royal de s’allier aux centristes, pour accéder, de nouveau, au pouvoir. En ce sens, Ségolène est la digne héritière de Guy Mollet mais pas la fille de Mitterrand. Cette aspiration n’est pas nouvelle. Elle repose sur l’ambiguïté historique entre l’aile droite et l’aile gauche du PS. Mais la dérive centriste à clairement été refusée dans le parti notamment au congrès de Lille. Pourquoi vouloir y revenir ? Les centristes ont-ils évolués et devons-nous être les seuls à évoluer ? Je ne le crois pas. Voyons le comportement des centristes. Dans les conseils municipaux, dans les Conseil généraux et Conseil régionaux ainsi que dans les Chambres les élus centristes ne votent pas de concert avec la gauche mais plutôt avec la droite. Au lieu de persister dans cette impasse, les amis de Ségolène ou les "petits marquis" de la Madone devraient se tourner vers l’Italie et analyser non seulement l’échec de Romano Prodi avec sa coalition mais aussi le revers essuyé par Walter Veltroni avec son nouveau parti. Tout deux caressaient l’espoir de vouloir "travailler" avec les centristes. Le résultat nous le connaissons. Ensuite, ils devraient regarder avec attention les propositions du SPD. Aujourd’hui, celui-ci semble, réorienté son discours plus à… gauche. Cette volonté correspond à l’aspiration du corps social qui souhaite une force politique suffisamment forte pour s’opposer d’une manière constructive à cet l’ultralibéralisme qui défait nos emplois. Notre électorat, notre base sociale naturelle souhaite non seulement de la clarté dans nos propositions mais aussi une ligne politique cohérente. Si nous pensons la même chose que les centristes, c’est que nous sommes plus de gauche encore moins socialiste. Pas besoin de le rappeler ici, Giscard, Lecanuet haïssaient les socialistes.
Tout cela pour dire, cher Robert, que je suis assez perplexe pour ne pas dire soucieux sur ton choix, c’est-à-dire cette volonté de prendre du recul. Il ne faut pas voir dans ce propos de la flagornerie mais c’est justement des personnes de ta qualité dont le PS et les militants ont besoin, pas de ces courtisans de plus en plus nombreux. D’ailleurs qu’apportent-ils au parti et aux militants ? Il faut être clair, rien ! Ils n’ont pas et n’aime pas la réflexion ce sont des florentins avec l’intelligence et le charisme en moins. Opportuniste ils sont, opportunistes ils resteront. Aussi, je suis satisfait de voir que nous rejoignons dans ta nouvelle réflexion. La nouvelle démarche de Ségolène hier soir est alarmante à plus d’un titre et la démarche de Rebsament qui souhaite revoir les règles de fonctionnement du PS est particulièrement dangereuse. Le parti appartient aux militants pas à ces cadres qui décident de tout en petit comité à 6 ou 12 personnes. Si le concept de participation ce résume à ce nombre faut pas s'étonner des futurs échecs.
Cordialement
Jean-Marie
Ecrit par : Jean-Marie | 18.05.2008

