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30.04.2008

Un grand merci

Oui et je dois reconnaître que je ne m'attendais pas à ce nombre de réponses, de lettres, de téléphones et de mails suite à mon initiative.

Je ne m'attendais pas à cette tonalité.
A cette qualité de la réflexion.

C'est dire combien la situation est fragile et tendue.

A vous lire ou vous entendre, on ne peut qu'être effaré par la désespérance dans le parti, dans Désirs d'avenir, dans ses animateurs... Comment se fait-il qu'"ils" n'entendent rien ?

Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et attention à ne pas s'enfoncer dans l'iréel de peur de perdre tout contact avec le quitdien. Jouer la t^te baissée en refusant de voir que les choses ne font pas dans le bon sens malgré tous les mots prononcés.

D'autant plus que de nombreux espoirs y avaient été mis avec ferveur, sérieux et réalisme...

C'est donc bien ce que nous pressentions :

- la censure,
- l'autosatisfaction,
- l'ignorance du commentaire n'allant pas dans le sens de la version officielle,
- la langue de bois se transformant en langue de béton,
- l'entourage se faisant de plus en plus hermétique,
- les proches raptant la parole,
- le refus de la vraie démocratie participative dans son propre sein (rappelez vous ces AG même pas annoncées sur le site de DA, toujours dans l'urgence, avec des dirigeants cooptés dans le modèle le plus soviétique, etc),
- le refus du dialogeu et du varié change,
les portes ouvertes à grande fanfare mais débouchant sur le vide ou sur le monopole d'une dizaine de "contributeurs",
- l'acceptation volontaire de l'hystérie idolâtre,
- le calibrage de la pensée bien pensante,
- les petits marquis cherchant les postes et leur avenir,
- les solliciteurs venant harasser les nouveaux élus pour y trouver jobs et prébenbes,
- mais surtout le efus de la réflexion,
- le refus de la formation,
- la course aux mandats et au paiement des cotisations à la dernièreb minute pour gagner un vôte, une désignation, un congrès,
- la refus de s'engager réellement au PS (mêmesi ce dernier n'est exempt d'enfermement volontaire),
- le choix de refuser cette organisation mais le désir de le changer,
le manque d'organisation : normal quelques semaines après le lancement en raison du succès obtenu, préoccupant quelques mois après, inquiétant plus de 2 ans après et une campagne présidentielle,
- etc
car la liste serait longue.

Mais reste l'envie, la volonté de faire bouger les choses.
Les messages portés restent valables et valides même si les comportements de quelques-uns les diluent et les rendent sans saveur, sans odeur,...

Faisons que les mots aient un sens : celui de la réalité vraie, celui de l'action.

Ce n'est pas une raison pour baisser les bras :

chacun à sa place,
. en fonction de ses moyens et de ses disponibilités,
. en fonction de ses attentes et de ses espérances,
doit rester disponible afin de saisir toutes les opportunités qui se présenteront.

Mais il est vrai que notre personnel politique c'est déconsidéré avec son double langage et sa pratique ambivalente. Et les Français ne sont pas dupes.

Faisons confiance à quelques-uns pour reprendre ce flambeau et tenir enfin un discours vrai, mis en oeuvre dans une action de terrain, une action quotidienne, visible et tangible.

Je redoute ainsi par exemple cet enfermement habituel des nouveaux élus plein de bonne volonté.
Se perdant dans la technicité des débats et oubliant que l'objectif est d'abord de changer la vie.

Continuons d'êrte vigilant, désintéressé, mais la patience n'est plus de mise.

25.04.2008

Inutile d'insister, le charme est rompu.

J’ai eu la chance de rencontrer ces deux dernières années, à Désirs d’avenir comme au parti socialiste de nombreux sympathisants et militants, dévoués, fidèles, sûrs, loyaux, actifs, efficaces, entreprenants, discrets mais toujours disponibles, amicaux, chaleureux, sympathiques, francs et sincères, altruistes, généreux et surtout désintéressés.

C’est d’abord de ceux-là dont je me souviendrais. Et c’est grâce à eux que j’ai eu de vrais moments de bonheur et de joie. Et encore plus après les récentes victoires justement méritées par de vraies campagnes démocratiques et participatives à Amiens, Abbeville et ailleurs, comme pour le Conseil général.

Mais, durant ces deux dernières années et surtout ces derniers mois, j’ai aussi rencontré des « camarades », disons… différents… Certes moins nombreux, mais … inutile d’insister, vous les connaissez… Ceux-là, je ne les oublierai pas non plus et je sais que ce sont eux qui sont d’abord les premiers responsables des différents échecs de la gauche et du parti socialiste.

Ils sont convaincus que ce parti et cette gauche leur appartiennent et qu’ils en sont les régents, donc les premiers à en bénéficier. Ils s’inquiètent de toute idée nouvelle et de tout adhérent nouveau (pourquoi vient-il ? qu’est-ce qu’il veut ? quel mandat électoral veut-il nous prendre ?) et veillent jalousement sur leur « héritage », tel Harpagon veillant sur sa cassette.

Je les avais déjà rencontrés dans les années 70 et 80 quand je militais alors en France, à Paris et dans l’Oise, mais ils étaient alors une infime minorité et ils étaient totalement absents dans les structures expatriées du parti ou à l’Association Démocratique des Français de l'Etranger pendant les 20 années que j’ai passées à l'étranger.

Mais quelle surprise à mon retour de les voir aujourd’hui si nombreux… Certains plus âgés certes mais aussi de beaucoup plus jeunes et plein de...mordant. Ce qui m'a désarçonné ou plutôt sonné...

Et je dois dire aussi, quelle surprise de voir les mêmes pratiques et les mêmes "profils" chez Désirs d’avenir et/ou autour de Ségolène Royal, il est vrai essentiellement au niveau parisien (pour faire plus chic, on dit au « national »…).

Faisons le point :

aujourd’hui la campagne pour Ségolène est terminée et bien loin derrière nous. Ségolène s’engage maintenant –sans s’être concertée avec ses troupes sauf peut-être quelques "fidèles" ( ???) du mardi ou du mercredi– dans une autre bataille : celle du Congrès de novembre 2008 pour la prise du pouvoir au parti socialiste. Sans le dire expressément mais en le pensant si fort, que tout le monde le sait.

Comme d'autres, je me suis engagé pour elle, il y a déjà deux ans maintenant, mais surtout pour ses idées et sa manière de faire de la politique autrement.

Par discipline naturelle, je me suis mis à disposition en fonction de mes moyens et de mes disponibilités. Comme d’autres très nombreux Français, ici ou là. Sans aucun esprit de donnant-donnant…

Mais faire de la politique autrement c’est faire de la politique « autrement ».

Aujourd'hui, à voir comment les choses se passent autour d’elle, désirs d’avenir inclus, avec le retour de nouveaux petits marquis sans oublier aussi celui de loups de mer burinés par l'ambition, je ne me retrouve plus entre :

- d’une part les engagements, les principes, les discours avec lesquels j’adhère sans aucune hésitation, et notamment cette excellente initiative pour un congrès serein et utile,

- et d’autre part les actes au jour le jour, la tactique comme la stratégie, le choix de son entourage qui ressemble chaque jour davantage à une nouvelle cour, comme les méthodes utilisées qui manifestement sont loin de la démocratie participative…


Et que dire et penser de l'aspect "groupie" et "fan club"...

Est-ce vraiment faire de la politique autrement qu'accepter et même encourager cette hallucinante idolâtrie hystérique, avec poèmes, messages d'amour, et, après chacune de ses interventions médiatiques, états de transe et rafales de messages enthousiastes et prévisibles sur le site désirs d'avenir, où l'on y voit des adultes consentants se transformer en midinettes et/ou midinets niveau 12 ans d'âge mental.

On en connait même dans la Somme... mais inutile de remuer le fer dans la plaie...ou le faire dans le plaire


Inutile donc d’insister, le charme est rompu.

Aussi, pour ces raisons rapidement évoquées et d'autres plus personnelles, et n’ayant rien à demander ni à attendre, je vais prendre du champ et me recentrer avec plaisir sur des sujets qui me tiennent à cœur sans oublier naturellement ma vie personnelle, mes amours, mes passions et mes amis que j’ai dû trop souvent oublier.
J’ai été heureux d’avoir eu la possibilité de travailler modestement et surtout collectivement pour faire avancer le schmilblick.

Si beaucoup terminent par un tonitruant « amitiés socialistes !» même si l’amitié n’est pas leur fort et le socialisme non plus, je terminerai tout simplement par…

cordialement

23.04.2008

N'en déplaise aux petits marquis ....

Oui, enfin !

Pouvoir retrouver une parole libre et laisser les cols de chemise empesés et les vêtements étriqués d'une pensée politique unique qui se disait nouvelle, juste et démocratique mais qui en réalité n'était qu'une chape de plomb de plus.

Pire, qui se cachait derrière un nouveau verbiage pour mieux capter/rapter une nouvelle part de marché.


Enfin !

Ainsi, pour ceux qui le voudront, vous pourrez continuer d'être informés de certains points de vue, débats, échanges permettant d'être citoyens.

Il vous suffira de venir ici de temps en temps...ou de vous inscrire en cliquant sur le petit rectangle orange et gris RSS VALIDATED, ici, juste dans la colonne de gauche, un peu au-dessus.


Mais, fini : F - I - N - I, l'emprise de ces petits marquis !

Ces petits marquis généralement illettrés ou à l'orthographe autant approximative qu'élémentaire alors qu'ils se croient supérieurs aux énarques qu'ils admirent en cachette ; Ah ! le ressentiment et l'envie des minables ...),

ces petits marquis ...

- qui apparaissent toujours pour sucer la roue au dernier moment,

- qui se poussent du col en geignant combien ils sont occupés, débordés, par ce travail lourd de militantisme qu'ils font,

- qui rappellent sans cesses leur abnégation désintéressée (oui ils seraient déintéressés même s'ils pleurent et enragent quand ils ne sont pas choisis/élus par les camarades ; comme quoi, il y a encore du bon sens au parti...),

- qui n'hésitent pas à dénoncer, à cafter, comme dans les classes maternelles dont ils conservent le niveau mental,

- qui tueraient père et mère pour être sous les projecteurs quelques secondes, pour être reconnus enfin (et dans reconnu , il y a CON et NU), pour être cajolés, mis en valeur, hissés un peu au-dessus de leur fange habituelle.

etc etc....

Ah que cela fait du bien de dire enfin la chose vraie et juste sur ces petits bonhommes ratés et cherchant à être plus (mais pas mieux hélas) par un biais ou par un autre, et qui terminent toujours leurs phrases sentencieuses par "amitiés socialistes" alors qu'ils n'ont rien d'amical ni rien de socialiste.

Enfin !............

LES GRACQUES : Effusions, fusions et confusions…

http://www.lesgracques.fr/
24-03-2008

Les élections municipales ont vu un large mouvement de balancier vers la gauche ; mais elles ont surtout été marquées par une extraordinaire confusion en ce qui concerne les alliances.

Ici, le P.S. était allié au P.C.F. et aux Verts ; ailleurs, rompant avec une très ancienne tradition, il a maintenu ses listes au second tour contre des maires communistes avec qui il avait jusqu’ici géré la commune. Le Modem a, pour sa part, essayé toutes les configurations d’alliance disponibles sur l’échiquier politique – y compris, dans les Bouches-du-Rhône et au grand dam de François Bayrou, avec le Parti communiste. Des membres du gouvernement et des figures de proue de l’UMP, comme Alain Juppé, se présentaient « sans étiquette » : comme si l’on refusait à l’électeur des informations sur la composition du produit qui sont obligatoires lorsqu’il s’agit du consommateur. Pourtant, la présence d’« OPM », c’est-à-dire d’« organismes politiquement modifiés », en un mot de transfuges de l’autre bord, était cette année une des denrées les plus recherchées dans l’alchimie du dosage des listes…

Cette confusion pousse à son paroxysme la perte des repères politiques constatée avant et depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Car on serait bien en peine de trouver, à ce mistigri des alliances, d’autre logique que celle de la conquête de positions de pouvoir.


Un responsable socialiste, Pierre Moscovici, faisait dimanche soir le parallèle entre la « vague rose » de 2008 et celle qui, en 1977, avait contribué à préparer l’alternance de 1981. Arithmétiquement, la comparaison est recevable. Mais elle s’arrête là. Car à la fin des années 1980, la gauche était porteuse d’un projet (quel que soit le jugement que, rétrospectivement, on porte sur lui), qui se traduisait dans le programme commun de gouvernement. Les alliances étaient, en termes de forces politiques et sociales, la traduction de ce projet. Et de 1977 à 1981, les politiques locales mises en œuvre étaient une préfiguration de ce même projet.

Rien de tel aujourd’hui. On peut donner des élections municipales une interprétation en termes de rapport de forces politiques, constater une bipolarisation renforcée, une évanescence du Front national, même si ses idées demeurent prégnantes, la réduction aux acquêts du Parti communiste et des radicaux de gauche, l’émiettement des Verts, l’échec de la stratégie d’extrême centre du Modem, mais qui pourrait sérieusement y lire le dessin d’une France différente de celle qui a été choisie en mai 2007 ?

Sait-on d’ailleurs bien pour quelle idée de la France les Français ont voté en mai 2007 ? Une France européenne, active dans l’élaboration d’un traité de Lisbonne ou une France jouant cavalier seul dans la plupart des dossiers de politique sectorielle ? Une France réformiste, qui voit s’épanouir les cents fleurs du rapport Attali, ou une France sclérosée, qui ménage ses chauffeurs de taxi et ses buralistes, et peine à respecter ses engagements en matière d’équilibres financiers ? Une France laïque, dont les citoyens sont considérés en fonction de leurs mérites et non de leur appartenance à une communauté, ou une France cléricale, qui attend du prêtre, du pasteur ou de l’imam qu’il vienne au secours du pouvoir d’Etat pour dire le sens, le bien et le mal ?

La Gauche n’est pas mieux lotie si l’on en juge par ses palinodies sur le traité de Lisbonne, ses contorsions sur le service minimum dans les transports ou son grand écart sur les régimes spéciaux de retraite… L’urgence est là : reconstruire un projet, proposer aux Français un chapitre neuf de l’histoire du pays, raconter la France de 2030 telle qu’on peut aujourd’hui la rêver ou l’imaginer. Naguère, la question du leadership ne se serait pas posée : un homme (ou une femme) aurait incarné ce projet, écrit ce chapitre, raconté cette histoire. Aujourd’hui, certains candidats au leadership sont comme des top models qui défilent avec les dernières créations du prêt-à-penser que leur proposent des agences de communication, pourvu que le pli tombe bien et que les coloris captent la lumière.

Il est naturel que la gauche se félicite de ses gains ; il ne faudrait pas qu’ils l’empêchent de voir qu’elle n’a guère progressé dans la voie d’un renouvellement qui pourrait se traduire par le succès au niveau national. Pour cela, il lui faut d’abord un projet, ensuite un leader, enfin des alliances. Toute autre démarche ne conduirait qu’à rééditer les échecs de 2002 et 2007. L’urgence commande.

Les Gracques

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